Kuzu

Kezaco le kuzu ?


Le kuzu est le nom japonais d’une plante grimpante de la famille des fabacées, Pueraria montana ou Pueraria lobata en latin. On trouve cette plante principalement en Asie extrême-orientale et dans certaines îles du pacifique. Elle est considérée comme invasive, elle colonise très rapidement le milieu dans lequel elle se trouve en étouffant les autres végétaux.

Pueraria Lobata ou kuzu
On reconnait la forme de feuilles de la famille des légumineuses
Racines de kuzu dont on extrait la fécule

En Chine et au Japon, le kuzu est surtout connu pour la fécule extraite de sa racine tubéreuse, très riche en amidon. Elle est utilisée dans la pharmacopée de la médecine traditionnelle chinoise et japonaise depuis très longtemps. Dans ces cultures, on utilise le kuzu aussi bien à des fins culinaires, comme épaississant, qu’à des fins thérapeutiques, comme remède naturel pour traiter des problèmes digestifs ou pour prévenir un rhume ou une grippe.


Comment on l’obtient et comment ça se présente ?

On l’obtient en déterrant la racine de kuzu, en la nettoyant puis en broyant la partie fibreuse. L’amidon est ensuite récupéré en laissant le jus s’accumuler. Ce processus est répété plusieurs fois afn d’éliminer toutes les impuretés. L’amidon de qualité est mis de côté puis mis à sécher afin d’obtenir le produit final. La véritable fécule de kuzu est appelé en japonais Honkuzu, elle se caractérise par une texture douce, lisse et doit devenir parfairement translucide à la cuisson.

Faites très attention lorsque vous en achetez, car on trouve des produits comme de la « fécule du kuzu », en réalité mélangée avec d’autres fécules comme celle de pomme de terre ou de patate douce. Le mode de fabrication est semblable à celui du Honkuzu, mais le fait de le mélanger à d’autres fécules réduit son pouvoir thérapeutique. Ce qui permet aussi aux producteurs de réduire son coût et de rendre ce produit plus accessible. Regardez donc attentivement sa composition sur le paquet avant de l’acheter…


Kuzu sous sa forme la plus courante

Le kuzu que l’on connait et que l’on trouve communément dans les magasins bios se présente sous la forme de petits cailloux blancs qui se défont très rapidement au contact de l’eau.


Usages thérapeutiques

En médecine macrobiotique, c’est un produit très yang, parmi les meilleurs reconstituants naturels pour maintenir en équilibre les organes de la digestion et en particulier pour la muqueuse de ces organes et donc du microbiote intestinal.

Dans l’ouvrage Le zen macrobiotique ou l’art du rajeunissement et de la longévité, de Georges Ohsawa, l’auteur recommande l’usage du kuzu pour traiter la diarrhée, le rhume de cerveau et aussi pour beaucoup de maladies intestinales.

On l’utilise aussi pour traiter les rhumes ou autres symptômes de refroidissement. Pour cela, on peut préparer un remède que l’on appelle en macrobiotique ume-syo-kuzu, dans lequel on l’associe avec de l’umeboshi, du tamari et un peu de gingembre.

Un autre remède macrobiotique, l’Amekuzu, associe le kuzu au jus de pomme et au gingembre pour un effet relaxant puissant, lorsqu’il y a une accumulation de tensions au niveau du plexus solaire, du cœur (énergétique). En plus d’être efficace, ce breuvage est un régal…


Comment l’utilise-t-on ?

Pour épaissir un liquide, il faudra toujours le diluer à froid, puis le faire chauffer tout en remuant jusqu’à ce que la préparation devienne translucide.

Concernant le matériel à utiliser pour des préparations thérapeutiques, il est conseillé d’utiliser une casserole émaillée et d’éviter les ustensiles en acier inoxydable. Il est aussi recommandé de privilégier l’usage de baguettes ou d’une cuillère en bois plutôt qu’une cuillère métallique. Le métal altère les qualités thérapeutiques du kuzu. Pour des préparations d’ordre culinaires, on peut utiliser n’importe quel ustensile métallique.

Pour préparer un remède à base de kuzu, il faut compter environ une cuillère à café pleine pour un verre d’eau (250 ml).


Usages culinaires

En cuisine, on l’utilise comme d’autres fécules telles que la maïzena, l’arrow-root ou la fécule de pomme de terre, en la diluant au préalable dans l’eau froide avant de l’ajouter à une préparation, à une sauce ou à une soupe pour l’épaissir.

On peut faire des crèmes desserts ou des nappages à la texture vraiment soyeuse, avec du jus de pommes pour napper et donner du brillant à une tarte aux pommes, avec de la noix de coco pour napper vos gâteaux de fêtes, ou encore pour faire un flan avec une boisson végétale…

Étant donné le prix élevé du kuzu, je vous recommande de varier les fécules que vous utilisez en cuisine et d’alterner avec de l’arrow-root ou de la fécule de maïs.


Deux remèdes faciles au kuzu :

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